DE L’AMOUR
En fait les gens ont peur de l’Amour.
Ils craignent cette intrusion qui saisit par fulgurances tout l’organisme dans un élan de ressemblance, de retrouvailles si profondes avec l’autre dans l’enlacement physique.
C’est ainsi qu’ils se jettent à corps perdu dans la sexualité qui ‘épuise par manque de renouveau, alors que l’Amour est la juste raison de notre incarnation, de notre voyage terrestre.
Le fascinant et délicieux désir n’est qu’un alibi à la reproduction de l’espèce, qui fonctionne comme un modus operandi dans le système nerveux, quelque soit le genre, quelque soit le couple, l’âge, conduisant aux pires dérives dues à la frustration de la conscience…
… ou de l’âme en errance par trop distante de l’être
“I can’t get no satisfaction … and I try… and I try”
L’Amour c’est aussi ce qui permet d’entrer dans l’univers de l’émerveillement. Celui par exemple de ressentir l’union mystérieuse et magique des atomes d’oxygène et d’hydrogène, qui concourt à l’histoire de l’eau, offrant des spectacles infinis des rivières, des vagues des océans, des nuages aux facéties sans nombre, aux pluies revivifiantes ou mortelles ?
Et au plaisir de la boire dans le jus des fraises, de garder l’œil humide capable de verser des larmes de joie.